Les normes de la communication environnementale

Pour nous aider à faire un choix environnementalement et socialement responsables, les constructeurs développent une communication environnementale basée sur des normes. Ces normes ont donné lieu à une classification décomposée en 3 types :

  • type I : les écolabels officiels
  • type II : les auto-déclarations environnementales
  • type III : les écoprofils

Les 3 types de communication environnementale

La communication environnementale a pour rôle d’identifier les produits qui impactent le moins l’environnement tout au long de leur cycle de vie. Elle a été classée en 3 catégories par l’ISO (International Organization for Standardization) :

Les écolabels officiels (type I – ISO 14024:1999) : délivrés par un organisme tiers et indépendant après contrôle de la conformité du produit par rapport aux critères exigés par la classification

Définition de l’écolabellisation

L’écolabellisation est une démarche volontaire de certification et de labellisation prouvant la performance environnementale d’un produit ou d’un service par rapport à une catégorie de produits ou de services.

Le caractère officiel et public des écolabels de type I leur donne davantage de crédit, notamment grâce au processus indépendant de la certification et la transparence. Dans le même temps, les produits écolabellisés relevant des labels de type I sont souvent peu nombreux (ex: Ecolabel Européen, TCO pour les ordinateurs, Blue Angel, Cygne Blanc).

Les auto-déclarations environnementales (type II – ISO 14021:1999) : informations environnementales délivrées par le fabricant, le distributeur, sans aucun contrôle indépendant

Les auto-déclarations environnementales (souvent privées) sont moins transparentes que les écolabels, parfois monocritères et ne bénéficient pas toujours d’une vérification indépendante préalable. Leur souplesse leur confèrent souvent une large adhésion des constructeurs qui y recourent plus largement (ex : EPEAT, ECMA, FSC)

Les écoprofils (type III – ISO 14025:2006) : données standardisées sur un produit, notamment sur l’analyse de son cycle de vie

Les écoprofils, documents basés sur des données issues d’Analyses du Cycle de Vie et relevant d’une démarche volontaire, sont des documents complets mais très techniques. Ils ne permettent pas facilement de comparer les qualités environnementales des produits.

A l’opposé des indicateurs verts souvent mis en avant par les industriels et les sociétés de service, les écolabels les plus crédibles se basent sur trois piliers qui les différencient de ces indicateurs :
– une approche multi-critères basée sur le cycle de vie complet du produit ou du service
– une validation effectuée par des organismes indépendants
– une perfomance environnementale dont on apporte la preuve de manière transparente

L’écolabellisation est payante et de petites structures dont les produits peuvent avoir des performances environnementales remarquables, sont suceptibles de ne pas avoir les ressources financières suffisantes pour être labellisées.

Resources complémentaires

Tout savoir sur les écolabels (site AFNOR)

Etude sur l’état de l’art en matière d’auto-déclarations environnementales « produit » adaptées aux PME travaillant en B to B

Ecolabel Index

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